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Dans
la première partie, nous avons abordé les
problèmes, tant économiques qu'écologiques,
liés à l'utilisation du pétrole. La seconde partie
sera consacrée aux solutions permettant de diminuer la part des
hydrocarbures comme source d'énergie dans les transports.
Deux axes principaux de recherche sont à retenir :
+ Les carburants alternatifs
Recherche d'énergies sans ou
à faible teneur en carbone pouvant se substituer ou venir en
complément au pétrole.
+ Les alternatives au moteur conventionnel
Nous nous
intéresserons
aux solutions existantes en tant que prototypes, mais
aussi aux solutions déjà
existantes.
Ces solutions ont été classées en deux grandes parties:
La première partie regroupe les
différents carburants que l'on peut utiliser à la place
du pétrole, c'est à dire :
les biocarburants
le GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié)
le GNV (Gaz Naturel pour Véhicules)
les carburants de synthèse
Tandis que la seconde contient les différents moteurs
fonctionnant totalement sans pétrole ou de manière
hybride :
le véhicule électrique
le véhicule hybride
le véhicule à hydrogène
la pile à combustible
L'enjeu de ces solutions alternatives
est de maitriser les coûts énergétiques et l'impact
sur l'environnement toujours plus important.
Pour chacune d'elles, nous analyserons les points forts, les points
faibles ainsi que les chances de commercialisation à grande
échelle, au regard de trois critères majeurs qui
constituent les enjeux de demain :
Quel impact sur l'environnement?
Est ce que le
véhicule rejette des gaz à effet de serre (CO2...) A
t-il un impact négatif sur l'envrionnement? Sa fabrication et
son conditionnement émet elle des gaz à effetde serre ou
consomme t-elle du pétrole?
Ces sources d'énergie sont elles renouvelables?
Est-ce que l'énergie est inépuisable ou reconstituable rapidement par la nature?
La commercialisation à l'échelle planétaire
Cette nouvelle technologie
peut elle être produite à grande échelle pour
être distribuée dans le monde entier? Son coût de
fabrication et donc son prix d'achat n'est il pas trop
élevé? Quels sont ses délais de commercialisation ?

II
- Les carburants alternatifs : 
On appelle biocarburants, les carburants fabriqués à partir
de la biomasse.
On en
distingue deux types :
Le
biodiesel obtenu à partir de végétaux oléagineux comme le colza ou le
tournesol.
Dans une usine de trituration, les graines sont séchées et
pressées pour obtenir l’huile brute qui sera raffinée.
Le bioéthanol obtenu à partir de végétaux sucrés comme la canne à sucre, de la
betterave, du blé, du maïs, de la pomme de terre. Un traitement en usine permet d’obtenir du sucre qui sous
l’action de levures fermente pour former l’éthanol. Selon la matière première
d’origine un hectare permet de produire trois à six tonnes de carburant.
Les carburants d'origine végétale, biodiesel pour le moteur
diesel, éthanol pour le moteur à essence peuvent être mélangés aux
carburants actuels en proportions variables. Il ne demandent pas
d'adaptation particulière du véhicule .

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Notre point de vue sur cette technologie:
D'un point de vue écologique, les biocarburants sont pratiquements neutres quant à la production de gaz à effet de serre.
En effet, le CO2 rejeté dans l'atmosphère par les
véhicules utilisant ce type de source d'énergie est
équivalent à celui pompé
précédemment dans l'atmosphère par la biomasse qui
a servi à sa fabrication. Il n'y a pas d'accumulation,
contrairement aux énergies fossiles où le carbonne passe
du sous sol de la planète à l'atmosphère.
La combustion des biocarburants est beaucoup plus propre que celle des
carburants classiques.Ils produisent six fois moins de particules
cancérigènes, moitié moins de monoxyde de carbone,
moins d'oxyde d'azote et pas de soufre.
Cependant, le recours aux biocarburants ne peut constituer qu'une solution d'appoint.
En effet, pour que ce carburant soit utilisable à grande
échelle, il faut en produire de très grandes
quantités. Or, le faible rendement de ce type de cultures
nécessiterait que l' on y consacre des surfaces cultivables
énormes supérieures à celles actuellement
dévolues aux cultures agricoles.
D'autre part, une culture à grande échelle de ces
végétaux aurait elle même un impact non
négligeable sur l'environnement ( utilisation massive de
pesticides, d'engrais chimiques, d'eau ainsi que d'engins agricoles eux
mêmes très polluants).
Une alternative pour une production à grande échelle de biocarburants pourrait être la culture d'algues. Elle
présente l' intérêt d'avoir un redement
exceptionnel ( croissance très rapide et masse de grains
exploitable très supérieure à celle de n'importe
quel végétal employé dans la fabrication des
biocarburants). De plus , la culture d'algues n'empiète pas sur
la production agricole traditionnelle et est très facile.
Perspectives:
*
Utilisation de nouvelles matières premières à
partir de la biomasse cellulosique (tige, paille, bois)
*Augmentation des % d'incorporation au gazole ou à l'essence.
* Réduction des coûts de production par une industrialisation de la filière.
Le gaz de pétrole liquéfié, communément appelé GPL est le
deuxième carburant alternatif le plus utilisé dans le monde après les
biocarburants.
Au niveau mondial, le
parc automobile utilisant le GPL progresse régulièrement. Aujourd’hui, les pays
de l’Europe de l’Est lui accordent une place importante. Aux Etats-Unis, il est
utilisé dans le cadre de flottes captives: taxis, véhicules postaux, bus ou
camions de livraisons. Au niveau de la France, 200.000 véhicules sont équipés de cette
technologie. Sur les 800 millions de véhicules dans le monde, près de 10
millions utilisent du GPL, ce qui laisse croire que l’expansion du GPL à grande
échelle est déjà bien ancrée, et en voie de continuer son expansion.
Fonctionnement et principe:
Le
gaz de pétrole liquéfié est un carburant
composé de 50% de propane et de 50% de butane. C'est un
hydrocarbure, c'est à
dire qu'il est composé de carbone et d'hydrogène : 100
tonnes de pétrole brut
donnent 3 à 5 tonnes de GPL. Il est incolore , inodore,
extrêmement inflammable et volatile. Il est plus lourd que l'air.
Le gaz de pétrole liquéfié est stocké sous
une forme liquide dans le réservoir; cet état
liquide dépend de la pression et de la température
auxquelles le GPL est
stocké. Le gaz de pétrole liquéfié offre une puissance énergétique
nettement supérieure aux autres énergies.
Ci-dessous un tableau présentant le
rapport énergétique entre le GPL et les autres énergies.

Notre point de vue sur cette technologie:
Le gaz de pétrole liquéfié présente certains avantages : en
effet cette technologie permet une baisse des émissions de C02 (il ne rejette que très peu de rejets de soufre,
plomb ou benzène mais également peu d’évaporations et d’émissions de polluants.
Son utilisation ne produit pas de particules, contrairement au gasoil qui
laisse échapper 10% de particules plus fines), une baisse
flagrante de la pollution sonore mais également une puissance énergétique
nettement supérieure aux autres énergies.
En revanche, il faudra sur un
investissement au long terme, prévoir le développement d' un réseau de distribution
de GPL (de moins en moins de stations en France distribuent du GPL). De plus, l’achat
d’un véhicule utilisant cette technologie est également onéreuse.
D'autre part, le GPL ne
peut être créé qu’à partir de
pétrole ( énergie non renouvelable), or,
cette « or noir » ne sera pas toujours
présent.
Perspectives:
Pour pallier au manque de stations de
ravitaillement, beaucoup de voitures sont à bicarburation
(essence et GPL) mais leur fonctionnement n'est pas optimisé.
Le gaz naturel pour véhicule est plus connu sous le nom de
GNV .
Cette technologie utilise donc le gaz présent sous sa forme
naturelle sous terre. Il s’agit d’une énergie fossile ( non
renouvelable), présente en quantité limitée qui s’épuisera à long terme
(les réserves de gaz naturel sont très concentrées géographiquement, 40% du
total mondial se situe au moyen orient tandis que plus de 30% se situe en
ex-URSS).
Le GNV présente également une réduction de plus de 20% des émissions
de C02 par rapport à un moteur diesel. Plus de la moitié de parc GNV mondial se
situe en Argentine et au Brésil. Du côté de l’Europe, l’Italie possède le parc le
plus grand. La France,quant à
elle s’est fixée un objectif qui est d’atteindre les 100 000 véhicules en
2010. On peut dire que l’expansion de cette technologie à travers le monde
fonctionne. Elle peut donc s’utiliser à grande échelle.
Fonctionnement et principe:
Une voiture au gaz naturel est un véhicule essence standard,
équipé simplement d'un ou de plusieurs réservoirs, pour l’essence et le gaz
naturel. Un véhicule utilisant cette technologie peut parcourir en moyenne 300 km de plus qu'un
véhicule classique grâce à la bicarburation (essence et gaz naturel). Le
véhicule roule en priorité au gaz naturel et le passage à l'essence se fait
automatiquement dès que le réservoir de gaz naturel est vide.
Toutefois, le méthane composant 90% du GNV est également un puissant gaz à
effet de serre, il est considéré comme étant soixante-trois fois plus nuisible
sur vingt ans que le CO2. Il faudrait donc, pour prendre la mesure
de la contribution du GNV à l'augmentation de l'effet de serre, prendre en
compte toute la filière, de l'extraction à la combustion et comptabiliser les
pertes de gaz. Il est donc possible qu'en terme d'effet de serre et en l'état
des techniques et de la filière, le GNV présente des performances inférieures
au gazole. La combustion du carburant gaz naturel est plus lente que celle des
autres hydrocarbures et permet une réduction significative des vibrations et,
par conséquent, du volume sonore des moteurs. Le niveau de bruit divisé par
deux par rapport à un moteur diesel.
Notre point de vue sur cette technologie:
L’utilisation du gaz naturel pour véhicule permettrait une
réduction de plus de 20% des émissions de C02 par rapport à un moteur à essence
et de près de 10% par rapport à un moteur Diesel.
Cette technologie utilise des
technologies classiques de moteur thermique donc il n’y a pas besoin
d’apporter un changement majeur au véhicule.
Enfin, elle
permettrait la diversification des approvisionnements énergétiques.
En
revanche, le GNV est lourd et encombrant. Il faut donc stocker le gaz en le
comprimant à haute pression.On note également une perte de pression par
rapport à l’essence.
Peu de station services distribuent du gaz naturel pour
véhicule, il faudrait alors se munir d’un compresseur individuel connecté au
réseau chez le particulier.
Schéma
montrant la réduction des rejets polluants d'une voiture
utilisant le gaz naturel par rapport à une voiture au moteur
conventionnel (diesel ou pétrole)


Les carburants de synthèse sont des carburants liquides
produits via une étape de gazéification à partir de gaz naturel, de charbon ou de biomasse.
La production de carburants
de synthèse à partir du gaz et du charbon pose le double
problème de l'épuisement des ressources (ces sources
d'énergie ne sont pas renouvelables) et des émissions de
CO2. C'est à partir du charbon que la fabrication de
carburant de synthèse est la plus polluante. Il faut
en effet extraire le charbon de la
terre ce qui entraîne une
émission de C02 considérable. Selon une étude
réalisée, le charbon devrait
perdurer pendant deux cent ans au rythme de production actuel.
Par contre à partir
de la biomasse, la fabrication de carburant de synthèse semble
promise à un bel avenir car celle-ci est totalement
renouvelable et permet une diminution des gaz à effet de serre.
La production à partir de biomasse
permettrait de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole.
Les
carburants de synthèse (comme le biodiesel) ne tarderont pas à entrer dans la
phase industrielle. Ils pourraient représenter un peu
plus de 5 % de la consommation mondiale de carburants en 2020. Le développement
de cette technologie à grande échelle pourrait donc avoir de bons résultats.
Fonctionnement et principe:
Les carburants liquides
de synthèse sont produits via une étape de gazéification à partir d'autres ressources
que le pétrole. Ce sont des carburants essence ou gazole de bonne qualité et
qui ne nécessitent pas d'adaptation particulière des véhicules. On peut les
produire à partir de biomasse (bois ou paille) ou à partir d’autres énergies
fossiles charbon ou gaz. Cette dernière filière ne peut être envisagée
massivement que si les émissions de CO2 sont traitées
via leur stockage géologique. Deux unités à partir de gaz naturel et une unité
de charbon fonctionnent aujourd'hui dans le monde. Quant à la technologie biomasse,
elle en est encore au stade de l'unité de démonstration.
A partir de gaz naturel : Les carburants de meilleur
qualité peuvent être intégrés au carburant actuel et distribués par les
filières existantes. Les carburants obtenus sont de bonne qualité. Ils ne
contiennent ni soufre, ni aromatiques et conduisent à des réductions nettes de
rejets de particules, d'hydrocarbures et de CO2.
A partir de charbon : Elle est beaucoup plus coûteuse
et intéressante pour les pays disposant d’importantes ressources de charbon
(Chine et Inde). Des efforts de recherche restent à accomplir et le problème du
CO2 émis devra être réglé par sa capture et son
stockage géologique.
A partir de biomasse : Les carburants liquides sont
issus de résidus agricoles (tiges, pailles) et forestier.
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Notre point de vue sur cette technologie :
L’utilisation d’une telle technologie comporte plusieurs
avantages, tout d’abord elle permet une réduction significative des émissions
de polluants, de plus les carburants de synthèse peuvent être utilisés en
mélange dans les moteurs actuels. Pour de cas du gazole, son carburant de
synthèse peut très bien se substituer au gazole sans problème, en améliorant
même sa qualité. En revanche subsistent quelques inconvénients, la production
de certains de ces carburants de synthèse consomme de l'énergie et consomme
beaucoup de C02. Enfin, certains des ces carburants ont encore un coût de
revient trop élevé.

III
- Les alternatives au moteur conventionnel : 

Ne fonctionnant qu’à l’électricité, la voiture électrique
apparaît sur le plan environnemental comme la solution "zéro
émission". Mais, l'impact sur l'environnement du véhicule électrique dépend de
la manière dont est produite l'électricité
stockée à bord du véhicule. En effet,
en France, l’électricité utilisée afin de
faire marcher ce véhicule est produite
à partir de centrales nucléaires. En Allemagne ou encore
aux Etats-Unis l'électricité est produite à
partir du charbon, ce qui entraîne une émission de
C02 assez importante. Le véhicule en lui-même ne pollue
pas, c’est la technique de fabrication de
l’électricité qui engendre une
pollution (déchets nucléaires qui mettent très
longtemps à disparaître et
l’extraction du charbon qui émet beaucoup de CO2). On peut en revanche produire
de l’électricité grâce à d’autres technologies utilisant une énergie
renouvelable, permettant ainsi de produire de l’électricité tout en ne polluant
pas (énergie hydraulique, solaire, éolien et géothermique) .Cependant ces technologies
ne peuvent bien sûr pas assurer la création d’électricité pour tous les
véhicules électriques de la planète, en plus de l’électricité domestique et
autres. Il y aura forcément recours à l’énergie nucléaire, donc à une
pollution.
Cette solution est applicable à grande échelle, l’électricité
peut-être fabriquée partout dans le monde grâce à de nombreuses technologies .
En France, on
compte aujourd’hui 10 000 voitures électriques en circulation (c’est le
premier parc mondial).
Fonctionnement et principe:
Le véhicule électrique fonctionne à l’électricité grâce à
des batteries et une motorisation 100% électrique.
Ce véhicule comporte une batterie pour stocker l'énergie, un
moteur à courant continu avec un système de contrôle et un chargeur de
batteries. Le moteur électrique de traction est relié aux roues motrices.
L'ordinateur contrôle, gère et régule la puissance. Il permet également de
récupérer une partie de l’énergie de freinage, dès que le conducteur lâche la
pédale d’accélérateur. Le moteur se transforme en dynamo et recharge
partiellement la batterie. Une fiche de raccordement au réseau électrique
permet le chargement des batteries via une prise traditionnelle.

Notre point de vue sur cette technologie :
Le véhicule électrique présente de nombreux avantages, tout
d’abord au niveau de sa propreté, il n’émet aucun hydrocarbures, aucunes fumées
et aucunes particules; au niveau économique ensuite, le véhicule ne consomme
pas d’électricité lorsqu’il décélère, au contraire ses batteries se
rechargent ; et enfin au niveau de la fiabilité, cette technologie ne cale pas car il n’y a
pas d’embrayage, simplement deux pédales.
Enfin, cette voiture est très
silencieuse.
En revanche, son autonomie est réduite (seulement 200 km), le
temps de recharge des batteries est important. Le coût des batteries est
relativement important et leur durabilité assez faible. Le dernier désavantage
est le recyclage des batteries. Pour que cette technologie soit accessible à
tous et ait du succès, il faudrait développer un nouveau type de batterie.

Le véhicule hybride est un véhicule très respectueux de
l’environnement, sa double alimentation, essence (ou diesel)/électricité permet
de réduire les émissions de polluants et de CO2. Le véhicule
peut ainsi fonctionner sur le système électrique en agglomération pour réduire
le taux de pollution. Le véhicule hybride permet également une économie
de consommation variant de 10 à 50% selon les capacités du véhicule. Cette
solution est déjà en application aujourd’hui, aux Etats-Unis, les études misent
sur une part de marché de 10 à 15% pour 2012, ce qui laisse entrevoir une bonne
expansion de cette technologie à grande échelle.
Le véhicule hybride utilise
d’un côté une énergie non renouvelable, l’essence et le gazole issus du pétrole
et de l’autre une énergie en partie renouvelable, l’électricité : on peut
la produire à partir de différent moyens mais il faudra bien entendu compter
grandement sur l’énergie nucléaire pour la fabriquer, ce qui posera, plus tard,
le problème du devenir des déchets nucléaires (voir véhicule électrique).
Fonctionnement et principe:
Le véhicule hybride est
équipé d’un système de motorisation mixte essence (ou diesel) et électrique et
de deux systèmes de stockage d’énergie : un réservoir de carburant et une
batterie.
Lorsque le moteur fonctionnant à l’essence (ou gazole) est enclenché,
il entraîne la voiture (il s’agit de la force motrice) et charge la batterie au
même moment. Si ce dernier ne fonctionne pas, c’est le moteur électrique qui
prend le relais et joue le rôle de force motrice. De même que pour le véhicule
électrique, lors d’une phase de décélération ou de freinage, la batterie se
recharge d’elle-même.Elle se recharge également sur le secteur, cependant la
longévité de la batterie reste un problème. Un ordinateur de bord pilote le
changement de propulsion (thermique ou électrique), les deux modes peuvent
fonctionner ensemble pour obtenir une forte puissante au démarrage.

Notre point de vue sur cette technologie :
Malgré un coût élevé dû à l’installation de deux systèmes de
motorisation distincts, une augmentation du poids du véhicule et une complexité
du système, le véhicule hybride apparaît comme être une des solutions les plus
plausibles à la raréfaction du pétrole,.
Il permet une optimisation de
l’utilisation de l’énergie, une réduction des émissions de polluants ainsi
qu’un réduction de la consommation de pétrole (en pouvant alterner
électricité/essence (ou gazole).
Cette solution étant déjà commercialisée, on
pourrait s’attendre à quelques améliorations comme le couplage de l’électricité
avec le gaz naturel, ce qui permettrait de réduire davantage les émissions de
C02, ou encore aller vers une hybridation totale, ce qui entraînerait également
une baisse accrue des émissions de C02.

Du côté du véhicule fonctionnant à la pile à combustible, plus
particulièrement de la pile à hydrogène, on peut également affirmer qu’il
s’agit d’une technologie absolument non polluante, elle ne rejette que de
l’eau.
En revanche, la technique de production de l’hydrogène grâce à cette
pile engendre une pollution (très faible comparée à la pollution des véhicules
diesel ou essence). L’hydrogène pouvant être extrait uniquement de l’air, du
pétrole, du gaz ou du charbon, la technique d’extraction de l’hydrogène génère
donc pollution. La pollution ne réside donc pas dans le carburant utilisé en
lui-même mais dans la manière de la fabriquer. Quant au côté renouvelable de
l’hydrogène, on peut en effet affirmer que l’énergie utilisée est renouvelable
car l’hydrogène extrait de l’air est présent en quantité infinie (l’air étant
une source infinie d’hydrogène). La nature peut donc générer cette énergie
elle-même.
Pour la mise en place du véhicule à pile à combustible à grande
échelle, de nombreuses difficultés demeurent, en effet il faudra compter sur la
mise en place d’infrastructures de production, la création d’un réseau de
distribution de cette technologie, pouvant ainsi engendrer une mauvaise
diffusion de la pile combustible à travers le monde, ne profitant pas ainsi à
tous les pays.
Quant au coût de revient d’une telle technologie, des marques
tel que Honda se sont avancées sur un coût environnant 6000 euros soit plus de
trois fois le prix d’un véhicule du même type à alimentation électrique. Un
prix de revient trop élevé pour envisager une mise sur le marché.
La mise en
place à grande échelle de cette technologie ne sera donc
pas sans difficultés, à commencer par son prix.
L’éventualité d’une commercialisation
à grande échelle
ne serait pas prévue avant 2015- 2020.
Fonctionnement et principe :
La
pile associe
l’hydrogène et l’oxygène de l’air pour
produire de l’électricité en ne rejetant
de l’eau. La production, la production et le stockage à
bord sont encore à
perfectionner.
L’électrolyte est une
membrane échangeuse, perméable aux protons mais pas aux électrons, entourée
d’une anode et d’une cathode.
A l’anode, les molécules d’hydrogène sont
décomposées en protons et passent à travers la membrane pour aller se combiner
à l’oxygène de l’air et à des électrons pour former de l’eau. Tandis que les
électrons migrent vers la cathode, fermant ainsi le circuit électrique.
L’énergie du freinage est transformée en électricité pour recharger la
batterie.
L’autonomie de la voiture est de 250 à 320km, la vitesse, limitée à
128km/h. Pour être utilisé dans une pile à combustible, l’hydrogène doit être
stocké à bord du véhicule sous une pression de 700 bars. Le poids du réservoir est
de 75 kg
pour contenir 5 kg
d’hydrogène, quantité nécessaire pour parcourir quelques 500 kilomètres.
La
solution apparemment viable réside donc dans la
possibilité de
« fabriquer » l’hydrogène à
bord du véhicule lui-même. C’est en effet
possible à partir du méthanol. Seul problème, la
production d’hydrogène à
partir du méthanol, provoque l’émission de dioxyde
de carbone, même si la
quantité en cause est bien moindre que celle d’un moteur
à combustion. Les
premières piles à hydrogènes ont servi pour les
premières stations spatiales
Apollo.

Notre point de vue sur cette technologie :
Malgré son infime quantité de C02 rejetée lors du processus
de fabrication de l’hydrogène, la pile à combustible reste une option sur le
long terme. Une production en série de véhicules à piles à combustible n'est
pas envisageable avant les années 2020.
L’hydrogène reste difficile à produire
et à stocker. Le coût de revient d’une telle technologie est également à
prendre en compte. Il faut compter sur la mise en place de structures spécialisées,
rendant ainsi difficile l’expansion de la pile à combustible à grande échelle.
Il faut également prendre en compte la dangerosité de la pile à combustible, car l’hydrogène est stocké à bord du véhicule sous une forte pression (700
bars).

Tout d’abord, le
véhicule en lui-même ne pollue pas, au long
terme au même titre qu’au court terme, il ne rejette
uniquement de l’air et de
la vapeur d’eau ; le véhicule fonctionnant à
air comprimé peut apparaître
comme une solution inépuisable et propre. En revanche, il ne
faut pas oublier
que l’hydrogène utilisé par le véhicule ne
peut être produit qu’à partir d’une
source d’énergie. Le véhicule en lui-même ne
polluera pas, c’est en revanche le
moyen de produire l’énergie nécessaire qui va
entraîner de la pollution. Il
faudra en effet faire fonctionner d’avantage les centrales
nucléaires afin de
satisfaire tout le monde, ce qui va entraîner une augmentation
des déchest
nucléaires, mettant énormément de temps à se
désagréger.
Quant à la qualité
renouvelable de cette énergie, c’est ici un des plus grand
avantage du véhicule
à air comprimé. En effet, il utilise l’air comme
source d’énergie, source
gratuite, propre et présente en quantité infinie.
L’énergie répond donc
positivement à la définition d’une énergie
renouvelable.
Le constructeur
automobile français MDI ainsi que le plus grand fabriquant
d’automobiles en
Inde (TataMotors) ont signés un accord, qui va ainsi permettre
à cette
technologie de s’étendre de faire bénéficier
une partie de l’Asie d’une énergie
non polluante.
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